La mèche fut vite décoiffée. Astings a ouvert le festival avec une énergie communicative : un rock puissant, qui fait renaître les sonorités seventies tout en empruntant ce que le genre produit de plus moderne. Au micro, Guillaume sonne incroyablement juste. À en oublier que le groupe s'est formé entre Paris et Le Havre. Guitare lourde, intonations à la Liam Gallagher, Astings nous emmène loin, quelque part entre Manchester et Liverpool. Trop rapidement, le groupe quitte la salle et les techniciens envahissent la scène, le temps pour le public de découvrir l'autre dimension du festival.
Stands et prévention
Les étudiants du master sciences de gestion de l'IAE, par le biais de l'association Actions humanitaires, sont depuis neuf ans entièrement responsables de la préparation, de la recherche de sponsors, et de la programmation du festival. L'équipe déborde de motivation pour récolter les fonds qui seront reversés, comme chaque année, à l'association tourquennoise Stop sida, et serviront entre autres à faciliter l'accès des malades au logement, au travail et aux soins. Avant de pénétrer l'antre du rock, passage obligé devant le stand de Sida info service qui distribuait des préservatifs. Pour l'équipe, il est important de sensibiliser toujours plus au problème du sida une jeunesse qui oublie, parfois, que le virus tue encore.
Chanteur pile électrique
Retour aux riffs, cette fois-ci nordistes, avec The Bilbocks. La voix est plus douce, les sonorités plus « propres », mais l'énergie est bien là.
Rock-pop, oui, mais plus rock que pop, et puisant sa source à la fois dans le son des années 60 et dans la veine musicale ouverte par Franz Ferdinand.
Une belle énergie qui n'a pas manqué de se propager au public et aux Hushpuppies, qui ont pris le relais pour enflammer définitivement le Splendid. Chanteur pile électrique, musiciens qui n'hésitent pas à prendre la température de la foule en s'y jetant littéralement... avant de laisser la place à Rhesus, groupe parisien très attendu qui a derrière lui de nombreuses dates de tournée en Europe.
En se tournant vers le rock pour une première soirée très réussie (la deuxième faisait la part belle, le lendemain, à la nouvelle scène, avec Lucile Luzely, Ben Ricour et Guillaume Cantillon), le festival Défi sida aura prouvé que le rock français a de beaux jours devant lui. • M.-H. S.
(CLP)
Source: Voix du Nord
Lien vers l'original : http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Lille/actualite/Autour_de_Lille/Lille_Quartiers/2009/02/23/article_quand-les-dehanchements-sur-riffs-electr.shtml
